RO 10.04.2001 - SG(2001)D.287625_Redacted
I. 26. MP 28. 2% . ramassage des coquillages en Baie de Seine: perturbation indesirable caus&e par l’eutrophisation). I] s'agit bien lä d'une perturbation indesirable, tout comme celle causde par l’algue Phaeocystis. (voir page 50 du SDAGE Seine-Normandie). Des Etudes de modelisation montrent le röle preponderant de la Seine dans l'apparition de cette algue. (voir &tude ERM page 3). Les autorites frangaises n’ont par ailleurs pas identifi€ comme sensibles les trongons de la Seine et de ses affluents en aval de la confluence avec l’Andelle pourtant designes comme eutrophes par le SDAGE (page 50) et l’&tude ERM (pages 24 A 26). S'agissant du bassin Loire-Bretagne Si la Commission peut finalement partager l’avis de la France sur le caract&re non significatif des apports d’origine urbaine en Loire moyenne et aval ainsi que dans les baies de St Brieuc et de Lannion, elle doit en revanche maintenir son grief pour les autres sites cites dans la mise en demeure tels qu’ils figurent dans l’etude ERM: estuaire de l'Elom, baie de Douarnenez,. de Concarneau, golfe du Morbihan, rade de Lorient ainsi que les rivieres Couesnon, Gouessant, Trieux, Laita/Elle et Blavet pour lesquelles les autorites frangaises ne contestent d’ailleurs pas l’eutrophisation d’origine urbaine. Pour ces masses d’eau eutrophisees, la contribution des eaux urbaines residuaires au flux global de nitrates rejetes est nette (voir tableaux page 36 et 38 &tude ERM). L’argument.de la France sur la tr&s forte predominance des apports agricoles en Bretagne - 99% - n'est pas pertinent car il faut calculer les contributions respectives non pas d'une fagon globale mais pour chaque entit€ hydrographique. Le tableau de la page 36 —de l!&tude ERM montre bien que les apports urbains, pour les eaux cötieres citees ci-dessus, ne sont pas negligeables. L’eutrophisation en Bretagne se traduit par des &chouages de macro-algues sur les cötes, dont les effets indesirables sur l'’equilibre entre especes sont &vidents. Pour ce qui concerne la Vilaine, la Commission constate que la France a designe son bassin versant comme sensible, mais pas la baie de Vilaine elle m&me pourtant tout aussi eutrophisee comme l’etablissent le SDAGE ainsi que le rapport d’etude realis€ en novembre 2000 par ’IFREMER sur la commande de la Direction generale Environnement de la Commission (en annexe III, pages 20 et 29). La Commission constate &galement que si concernant la Sevre Niortaise les autorites francaises indiquent que la concentration de nitrates a justifi& le classement en zone vulnerable au titre de la directive, la ville de Niort, situee sur le bassin versant et comptant plus de 10.000 EH, contribue elle aussi ä cette pollution, ce qui justifierait le classement de la Sevre Niortaise Egalement en zone sensible. Enfin la Commission note que la France ne conteste pas les manquements dans V’identification des fleuves cötiers venddens Yon, Lay et Vendee, dont il resulte de l’&tude ERM (pages 48 ä 51) que dependant egalement du mäme bassin ils sont eutrophises. 10
30. "S’agissant du bassin Artois-Picardie S’agissant des eaüx littorales, les autorites frangaises font valoir dans leur reponse ä la mise en demeure que le littoral de la region ne connaltrait pas de phenomene marqu& d’enrichissement de ses eaux en nutriments tout en reconnaissant cependant l’existence de blooms de micro-algues Phaeocystis qui ne seraient cependant pas lies aux apports azotes et qui en l’absence de baisse de la concentration en oxygene dissousne caracteriserait pas une perturbation de l’equilibre des organismes presents dans l’eau. Toutefois, il resulte du rapport d’etude realise en novembre 2000 par !’IFREMER (en annexe III, page7), qu’ont &et€ constates sur environ une dizaine d’anndes l’apparition repetee chaque annde au printemps d’importantes et spectaculaires efflorescences de Phaetocystis, avec un accroissement de la biomasse ehlorophylienne conjointement avec l’augmentation des teneurs moyennes en nitrates d dans 1’ Caäu, le milieu marin ı reagissant donc aux appül rts de seis azotes. Si les sites de Boulogne sur Mer et de Dunkerque ne semblent pas touches par les phenome£nes d’anoxie, on y releve pas moins une tr&s importante concentration de Phaeocystis. Cette zone devait donc bien £tre designde comme sensible. Pour ce qui concerne les eaux continentales, l’ötude ERM( pages 5 ä 9) fait reference au taux de chlorophylle A, au PH et au taux d’oxygene ce qui constitue des signes averes d'eutrophisation ou de risques d’eutrophisation au sens de la directive. Cette &tude indique que, sur la base des resultats du r&seau national d donnees sur l’eau, on peut conclure ä une eutrophisation continentale sienificative sur l’ensemble du reseau hydrographique compris entre l’axe Aa canalisde/Escaut _ d’une part et la frontiere belge d’autre part. Au sud de cet axe, l’eutrophisation est saracterisee en aval des agglomerations: la Scarpe en aval d’Arras, le canal de Lens en aval de Lens notamment. L’eutrophisation de la rivitre Somme est egalement averee le long de son cours. Le SDAGE mentionne d’ailleurs que l'ensemble du bassin Artois-Picardie a vocation ä &tre une zone sensible _S’agissant du bassin Rhöne-Mediterranee-Corse_____ BE >, Si a la suite des arguments pre&sentes par les autorit&s frangaises dans leur r&ponse a la mise en demeure contestant l’eutrophisation la Commission est amende ä _ abandonner son grief pour ce qui concerne la rade de St Tropez elle ne peut en revanche relativement ä la riviere Vistre que constater que les autorites frangaises reconnaissent la "qualit& de milieu enrichi a l'aval de Nimes" et donc maintenir son grief pour ce qui concerne l’absence d’identification de cette zone d’ailleurs egalement retenue comme eutrophisee par le SDAGE. Par ailleurs, s’agissant de l’&tang de Thau, alors m&me que les autorites frangaises y reconnaissent un phenomene d’enrichissement des eaux en nutrients, la Commission constate qu’il ressort de l’etude de l’IFREMER precitee (en annexe III, pages 16-17) que les compose&s azotes notamment issus du bassin versant de cette lagune consomment de l’oxygene durant leur phase de remineralisation, ce qui est ä l’origine des phönom£nes de malaigues observ& de facon recurrente en 1982, 1983, 1987, 1990 et 1997 qui se manifestent par le developpement de foyers d’anoxie avec production d’hydrogene sulfure et 1l
32. HL2. 33. "toxicit€ du milieu aquatique entrainant de nombreuses pertes de coquillages; le grief initial doit donc aussi &tre maintenu pour cette zone En conclusion La Commission prenant acte que la France a procede & lidentification de zones sensibles ä la Reunion le 31/8/99 et ne pouvant determiner s'il s'agit d'une identification tardive au regard des exigences de la directive, estime donc que la Republique frangaise a manque aux obligations qui lui incombent en vertu de V’article 5, paragraphe 1, et de l’annexe II de la directive pour ce qui concerne les bassins Seine-Normandie, Loire-Bretagne, Artois-Picardie et Rhöne-Mediterrande-Corse en omettant d’identifier les zones ci dessus Evoquees comme zones sensibles au titre de l’eutrophisation. Sur Pabsence de traitement plus rigoureux des eaux urbaines residuaires rejetees dans les zones sensibles L’article 5, paragraphe 2, fait obligation aux Etats membres de soumettre, au plus tard le 31 decembre 1998, les rejets, dans les zones sensibles, d'’eaux urbaines residuaires entrant dans les systemes de collecte & un traitement plus rigoureux que le traitement secondaire pour toutes les agglomerations ayant un EH de plus de 10000. En outre, le paragraphe 5 du m&me article soumet ä la meme obligation les rejets de stations d’epuration d’'eaux urbaines residuaires qui sont situes dans les bassins versants pertinents des zones sensibles et qui contribuent ä la pollution de ces zones. 34. __Or il apparait que tel n'a pas &te systematiquement le cas en France. 35; TII.2.I. Rejets dans les zones sensibles identifiees par les autorites francaises Dans un premier temps, en l’absence de reponse des autorites frangaises & la lettre precitee du 23 avril 1999 demandant des informations sur ce point aux autorites frangaises la Commission ne pouvait que se fonder sur les termes depourvus de toute ambiguit& de4aJettre-eireulaire du 6 janvier 1999-de Madame le Ministrede- l'’Environnement et de l’Amenagement du Territoire aux prefets des d&partements, parue dans le suppl&ment du Moniteur des Travaux publics et du Bätiment du 23 avril 1999. Cette circulaire souligne en effet que seules 38 % des agglomerations concernees respecteraient l'&cheance du 31 decembre 1998, 27% ayant un retard superieur de un ä trois ans et 35 % un retard superieur & quatre ans. La lettre-circulaire cite une liste d'agglomerations de plus 100 000 EH, parmi lesquelles les suivantes, qui rejettent dans des zones sensibles identifiees par les autorites frangaises et ne respectent pas l’echeance du 31 decembre 1998: Montpellier, Mulhouse, Boulogne/mer, Saint-Etienne, Nancy, Clermont-F errand, Alberville, Dijon, Besangon, Aix en Provence, Angoul&me, Loudeac-Callouet, Auxerre, Coudekerque Branche, Cherbourg, Villefranche sur Saöne, Mäcon, Vitrolles en Provence, Tarare et Vichy. 12
‘Mais dans leur reponse du 12 decembre 2000 (RP n° 3346), les autorites frangaises ont elles m&me reconnu que pour 130 agglomerations dont la liste a Ete produite en annexe ä cette r&ponse, les &quipements de traitement des eaux urbaines residuaires n’&taient pas, ä l’echeance du 31 decembre 1998, conformes aux exigences de la directive. IIIL.2.2 .Rejets dans les zones qui auraient dü Etre identifices comme sensibles par les autorites frangaises 36. Linsuffisance de la designation en zone sensible decrite plus haut entraine inevitablement que l'obligation de l'article 5, paragraphe 2, de la directive d'imposer un traitement plus rigoureux que le traitement secondaire ä toutes les agglomerations ayant un EH de plus de 10.000 rejetant des eaux urbaines residuaires dans ces zones sensibles n'a pas Et prise en compte. 37. La Commission estime donc que la Republique frangaise a mangque ä l’obligation qui lui incombe en vertu de l'article 5 de la directive de mettre en @uvre un traitement plus rigoureux des rejets d'eaux urbaines r&siduaires dans les zones suivantes qui auraient dü &tre designdes comme sensibles: en Seine-Normandie: la baie de Seine, la Seine et ses affluents en aval de sa confluence avec l'Andelle; en Loire-Bretagne: l'estuaire de l'Elorn, la baie de Douarnenez, la baie de Concarneau, le golfe du Morbihan, la rade de Lorient, la baie de Vilaine, les rivieres Couesnon, Gouessant, Trieux, Laita/Elle et Blavet, les fleuves cötiers vendeens Yon, Lay, Vendee et Sevre Niortaise; en Artois-Picardie: les eaux litttorales, le reseau hydrographique compris entre l'Aa canalisde/Escaut d’une part et la frontiere belge d’autre part, la Scarpe en aval d'Arras, le canal de Lens en _—avalde Lens, la Somme dans sa totalite; en Rusue, Mediterran&e-Corse: la riviere Vistre. et l’&tang de Thau. POUR CES MOTIES, LA COMMISSION, observations par lettre de mise en demeure du 22 octobre 1999 (ref. SG(1999) D/8354) et compte tenu de la reponse du gouvernement frangais du 25 fevrier 2000, EMET L'AVIS MOTIVE au titre de l’article 226, premier alinea , du traite instituant la Communaute europeenne que: - en ayant omis d’identifier les zones ci dessus &voqu&es comme zones sensibles au titre de l’eutrophisation pour ce qui concerne les bassins Seine-Normandie, Loire-Bretagne, Artois-Picardie et Rhöne-Mediterranee-Corse, E en ayant omis de soumettre ä un. traitement plus rigoureux les rejets d’eaux urbaines residuaires des agglomerations ayant un Equivalent habitant de plus de 10 000 dans des zones sensibles ou qui auraient dü £tre identifidces comme sensibles,
Ja Republique frangaise a manque aux obligations qui lui incombent en vertu des articles 5, paragraphes 1,2 et 5, et de I’annexe II de la directive 91/271/CEE ainsi que de l’article 10 du traite instituant la Communaute europeenne. En application de l'article 226, premier alinea, du trait& instituant la Communaute europcenne, la Commission invite la Republique frangaise ä prendre les mesures requises pour se conformer au present avis motive, en designant de nouvelles zones sensibles, en soumettant les rejets d’eaux r&siduaires des agglomerations concernees ä un traitement approprie et en foumissant les elements d’information sollicites par la Commission dans un delai de deux mois A compter de la reception de.celui-ci. Fait ä Bruxelles, le 10 -04- 2001 Par la Commission ANNEXES 1. Colloque de I’A.I.D.E.C. sur « Le phosphore, ses derives et leur comportement dans le milieu naturel »; expose introductif pp-1-7 —— 1. These soutenue le 7 avril 1999 par Monsieur P. Cugier ä l’Universite de Caen/Basse-Normandie; conclusion generale; pp 203-207 II. ° Rapport de l’etude realisee en novembre 2000 par ’IFREMER ä la demande de la Commission (pages 7, 16-17, 20 et 29). 14
Anmecı L ı A.I.D.E.Cc.- COLLOOUE SUR "LE PHOSPHORE, SES DERIVES ET LEUR CONPORTEMENT DANS LE MILIEU NATUREL". Expose& Introductif DE I.G.G.R.E.F. _ M.1.S.E. - SECRETARIAT E Z'ETAT 'AUPRES DU PREMIER MINISTRE CHARGE DE L'ENVIRONNEMENT LE. DEVELSPPEKENT DES_KANIFESTATIONS DE LS ENIGROPR ISA, To C'une forme d'alt&ration des eaux. d&sign&e couramment sous le nom, d'"eutrophisation". et Provoqu&e par un. enrichissement. excessif des milieux aquatiques ’ en subStances nutritives (azöte et phosphore notamment) favorisant le developpenent exüu- berant. des vegeraux, des algues en particulier. - En eau profonde et calme, les algues pPrennent un grand developpement parfois ä caractäöre tres rapide et temporaire, sous forme de "fleurs d'eau", La bri®vete du cycle vital de certaines esp&ces, la Secr&etion de Substances r&gulatrices, l'&puisement plus Ou Roins marqu& du milieu et l'&volution des autres pärametres (&clairement, temperature) peuvent induire SUr un m&me site .au cours de l'ann&e des Successions de dEveloppements d'algues ou’ möme de fleurs d'eau.consti- tuees d'espäöces ou de groupements d'esp&ces differentes: Giatom6es, chlorophyce&es, Cyanophycöes,,, . 'En eau peu profonde les algues unicellu- laires Peuvent c&der la place aux plantes sup£rieures aAquatiques et/ou aux algues filamenteuses, Etre consid&rable et son apparition tr&s rapide. La Consistance Physique des eaux et la couleur en sont directement affect&es ce qui Constitue une gene directe Pour ]l'ensemble des utilisations des eaux et tout d'abord' pour les op&@rations de pr&l&vement.,
=D] D'autre part, certaines espäces secr&- tent des substances malodorantes, inhibitrices, voire toxiques en quantites suffisantes pour cr&eer de graves. nuisances, La majeure Partie de cette Diomasse non conson- ‚m&e par les autres niveaux trophiques constitue des r&si- dus ConSsommateurs d'oxygäne et gen&rarteurs d'envasement et alimenie des d&composeurs dont certains secrätent ä leur tour des m&etabolites dommageables Pour diverses utilisa- tions de l'eau. En öutre, s'ils fournissent de l'oxygöne Pendant le Jour par photosynihäse, les veg&taux en cönsom- ment par respiration le jour’ et la nuit ; leur d&veloppe- ment massif entcraine une variabilit& importante du pH (en ‚eaux peu tamponn&es) et des veneurs en oxygene pouvant. aller: jusqu'ä des Situations. anoxiques en fin de nuit, cClimats temp&r&s, les manifestations de l'eutrophisation Sont accentu6ses par la stratification induisanr des diffe- Sences importantes entre les couches Sup&rieures ou "epilimnion'" chaudes, riches en oxyzene et oü domınent les Ph&enom£&nes de production et: les couches inf&rieures ou "hypolimnion' plus froides, desoxygändes, et oü dominent les Pphönomänes de d&composition. Les rösidus organiques Sedimentes induisent une hypoxie des fonds parfois tr&s PFononc&e qui modifie le comportement des sediments (relargage d'&l&ments anterieurement stock&äs) et accentue la d&egradation de la qualit& des eaux : dissolution de Composös metalliques.notamment le fer et manganäse. En milieu marin, et Surtout dans les zZones ]littorales Peu renouveläes, des phenomänes analogues apparaissenc sous l'influence des apports terrigenes. ei se traduisent par des troubles divers : developpement eXplosif des ulves, "mar6es vertes", eaux color&es, disparition ‘des :herbiers (posidonies),... Certaines conditions met&orologiques eStivales Particuliöres (absence de vent, 'crues des. fleuves qQuent une Stratification des eaux et une accentuation des nuisances : mortalitäs des Poissons de fond par anoxie, Prolif&ration de dinoflagelles Secr&teurs de toxines ren- dant les coquillages impropres & la Consommation, däterio- Fation de la qualit& des plages,.,, De tels phenomänes ont Pu &tre observ&s .ces derni®res anndes notamment sur le littoral breton. '
- 3 _ . ' Ainsi des apports excessifs SOUS forme Minerale ou Organique de substances, a priori normalemen+ assimilables Par l'&difice biologique, donnent lieu de Tacon Sirecte ou indirecie et 8@neralement Gifferges dans . .le temps (et) Ou l'espace ä des troubles Profonds äu fonc- tionnement des Syst&mes aquatiques, Totale ou Partielle des especes ConSommätrices ]es Plus sersibles et notamnment les Poissons. ji L'ensemble des uUtilisations des eaux Se trouve äffecte par ces troubles, y Compris des usages Sinplenent "m&caniques" comme ]a navigation ou la Produc- tion Eee (eeonbremean- des prises d'eau) ou le Simple transfer de l'eau dans. les Canaux., Certaines nuisances POUVent äffecte; ]a sSante humaine dans le cas de ]a bDaigna- Ge et de 1a Preparation de l'eau Potable. Les probl&mes La Gegradarijon generale de Ja Qualite de J'reau et la neces- Sit& de l'&limination Physique des algues exigent une con- Sommarion @accrue de r&eactifs et Compliquent les etapes Suivantes Au traitement Ges eaux er la maintenance des reseaux (corrosion, Consommation des bacteriostatiques residuels,.. Les metabolites Secr6tes par les algues et les autres Organismes abondanis dans les eaux eutrophisges OU resultan+ de:leur decomposition Peuvent engenärer des Compos&s halogenes indesiradles lors.des traitements d'oxy. Sation ou de desinfection des eaux brutes : Ces metabolites alterent egälement les Gualites Organoleprjques (goüt, '‘odeur) des eaux brutes et vraitees, maintenant bien etadlie pour certains 8roupes dialgües, Chrysophycses, dynophycses, Cyanophyc6es, et d'organismes associes, \ z \ . Cette voxicite Peut se mManifester de facon directe par des mortalit6s de Poissons ou d'animaux domestiques & l'abreuvement Ou indirecte a l'&gard de zones Alteintes l'interdiction de la cueillette, de la "OMMercialisation‘ et de ]la cConsommation des mollusques filtreurs (huftres, moules),
5 a 3 An Une partie de ces toxines resiste ä& cer. taines op&rations de traitement courant des eaux ; aucune intoxication humaine aigu& lie & la consommation d'eaun'a cependant &t& observöe en raison des faibdles concentrations existant normalement dans les eaux pr&leväes.:Des recherches recentes ont cependant mis en &vidence des effets subl&etaux siznifıcatifs caus&s par des eaux de distribution gravenenc affect&es par l'eutirophisation (dommages hepatiques, zgastro- enterites,.,.,) et des r&actions Pyrog&niques ont &t& .rele- v&es chez les malades traitös par hemodyalise. Les metaboli- tes en cause sont egalement fortement suspeci&s d'reffets mutag£önes, teratogänes et gonadotoxiques. De plus diverses affections (allergies, dermatites,...) sont sSusceptibles d'atteindre les baigneurs en contäct avec les eaux contanmi- n&ees . L'aspect inasthätique de certaines fleurs d'eau handicape les utilisations r&äcr&atives des plans d'eau atteints et nuit & la qualit& de l'environnement qu'ils cons tituent, Ces types de probl&ämes ä& des degr&s varia- bles de gravit& sont assez generalises sur L'ensemble du territoire e: ont incit& les diverses Agences de Bassinä Organiser d'importants programmes d'&tudes et-de lutte compl&tant les programmes de recherche pluriannuels de plu- Sieurs instituts scientifiques, \ 2 - LE ROLE DU PHOSPHOREDANS LES PHENOMENES D'EUTROPHISATION La degradation des eaux due ä-un excös G'apport de Substances nutritives est essentiellement due AUx modifications des pPeuplements sous l'influence de ces apports, : “ ? Aussi les hydrobiologistes et les ütilisa- teurs cherchent & etablir, en vue d'applications pratiques, la relation Susceptible d'exister entre la composition chi- mique .des eaux (notamment leur teneur en sels nutritifs) et l'effet sur les organismes aquatiques notamment sur la Pro- ducetion Primaire. \ ' Cependant l'exp&rience montre qu'il n'exis- te Das de relation directe entre concentration en elements nutritifs et Production primaire ni entre celle-ci et la teneur en oxygene des couches profondes dans les lacs. tante,